Alors que l’IA redéfinit notre façon d’apprendre et de travailler, une question cruciale demeure : qui enseigne les compétences humaines ?
Le thème de la Journée mondiale des compétences des jeunes de cette année, « L’autonomisation des jeunes grâce à l’IA et aux compétences numériques », attire l’attention sur le besoin urgent de se préparer au numérique. Mais alors que nous nous empressons d’enseigner le codage, la maîtrise des données et l’apprentissage automatique, nous risquons de négliger les compétences mêmes qui font de nous des êtres humains : l’empathie, la résilience, la collaboration et la prise de décision éthique.
Il ne s’agit pas de compétences « non techniques ». Ce sont des compétences de survie et elles ne sont pas facultatives à l’ère de l’IA.
Le défi :
Un déficit de compétences que la technologie seule ne peut combler L’appel à l’action lancé cette année par l’UNESCO met en évidence une préoccupation croissante : si l’IA est en train de transformer l’éducation, elle risque de laisser de côté les qualités mêmes qui font notre humanité. L’intelligence émotionnelle, la collaboration et l’éthique sont trop souvent négligées, éclipsées par les stages de codage intensif et les assistants virtuels.
Mais l’avenir du travail exige plus que des connaissances techniques. Il exige des personnes capables de diriger avec empathie, de naviguer dans l’incertitude et de bâtir des communautés inclusives.
Le problème : un déficit croissant de compétences humaines
L’IA peut personnaliser un programme scolaire. Elle ne peut pas enseigner à un jeune comment diriger une équipe dans l’incertitude, résoudre des conflits ou servir sa communauté avec compassion.
Alors que les systèmes éducatifs s’efforcent d’intégrer les outils numériques, ils risquent de créer une génération d’apprenants techniquement compétents mais émotionnellement mal préparés. Le résultat ? Un fossé grandissant entre les besoins des employeurs et ce que les diplômés peuvent offrir.
La réponse : un cadre qui renforce les capacités humaines
Ce qui manque, ce n’est pas plus de technologie. Ce sont davantage de cadres qui permettent le développement global de la personne.
L’approche curriculum complétaire du Prix Canada est un tel cadre. Il s’agit d’un modèle d’apprentissage expérimental flexible qui complète l’éducation scolaire en développant les compétences que l’IA ne peut reproduire. Il ne s’agit pas d’un programme, mais d’un système de composantes renforçantes qui maximisent les résultats du développement des jeunes. En offrant de la variété, des choix personnels, l’établissement d’objectifs dirigé par les jeunes, l’autoréflexion et l’interaction entre pairs et en équipe, la méthode du Prix Canada crée les conditions d’une croissance profonde et durable.
Grâce à la structure en quatre volets du Prix – service à la collectivité, développement des habiletés, condition physique et voyage d’aventure – les jeunes relèvent des défis concrets qui favorisent :
- L’empathie et la responsabilité civique (plus de 41 000 heures de service communautaire en 2024)
- Le travail d’équipe et le leadership (plus de 46 000 heures de voyages en plein air en équipe)
- La conscience de soi et la résilience (79 % des participants ont déclaré avoir gagné en confiance)
Ce n’est pas de la théorie. C’est la pratique. Et cela se passe partout au Canada.
Pourquoi est-ce important pour une éducation prête pour l’IA ?
À mesure que l’IA s’intègre dans les salles de classe, nous avons besoin de cadres qui vont au-delà de la simple numérisation du contenu. Nous avons besoin de cadres qui humanisent l’apprentissage.
Le Prix Canada est déjà intégré dans les systèmes scolaires publics de l’Ontario et de Terre-Neuve-et-Labrador. Il fait le lien entre ce que les élèves apprennent en classe et ce dont ils auront besoin en dehors de la classe, en particulier dans un monde où l’adaptabilité, l’empathie et le leadership éthique sont très recherchés.
« Le prix correspond parfaitement à nos valeurs – équité, bien-être, voix des élèves – et offre un modèle flexible et complétaire qui soutient chaque apprenant. Pour nos élèves dans les métiers, cela a changé la donne, en reliant l’apprentissage pratique à la réflexion, au leadership et à l’établissement d’objectifs. Et pour les éducateurs, c’est un outil qui permet de personnaliser les parcours et de reconnaître la croissance au-delà des notes ou des crédits. »
— Vicki Houston, directrice de l’éducation, Greater Essex County District School Board
Réflexion finale : Se préparer pour l’avenir ne se limite pas à la technologie
Si nous voulons donner aux jeunes les moyens d’agir pour l’avenir, nous ne pouvons pas nous contenter de leur apprendre à utiliser l’IA. Nous devons leur apprendre à diriger avec empathie, à s’adapter avec résilience et à contribuer avec détermination.
Car la compétence la plus puissante à l’ère de l’IA… reste l’humanité.
Vous voulez voir comment cela se traduit dans la pratique ? Lisez notre rapport d’impact 2024 pour découvrir comment les jeunes de tout le pays acquièrent les habiletés qui comptent le plus.
Lire le rapport d'impact 2024Share this...