L’héritage durable de Kathleen Shea en matière de générosité
8 avril 2025
« J’ai toujours été intéresséee par l’éducation et le travail social, mais c’est en faisant du bénévolat pour le Prix que j’ai réalisé que je voulais soutenir les gens de manière plus approfondie. La psychologie m’a aidée à comprendre comment fonctionnent les gens, et le Prix m’a montré comment les rencontrer là où ils se trouvent. »
Pour Kathleen Shea, obtenir les trois niveaux du Prix, Bronze, Argent et Or, a été plus qu’une étape importante ; cela a été l’étincelle qui a déclenché un engagement à vie envers la communauté, le leadership et le développement personnel.
Aujourd’hui agente de développement des programmes d’immigration au sein du gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador, Kathleen revient sur la façon dont son parcours au sein du Prix, qui a débuté à la Gonzaga High School, a façonné son cheminement, de ses études à sa carrière, et en particulier sa passion pour le don de soi.
Cette passion perdure aujourd’hui. En plus de son travail professionnel et bénévole, Kathleen redonne aujourd’hui au Prix lui-même en tant que membre du Conseil d’engagement des médaillés, où elle collabore avec d’autres membres pour développer des opportunités et des initiatives significatives pour les médaillés du Prix à travers le Canada.
Un sommet brumeux et une leçon claire
L’un des moments les plus mémorables de Kathleen s’est produit lors de son voyage d’aventure Or. « Il y avait du brouillard, de la pluie et, honnêtement, le temps était exécrable », se souvient-elle. « Au début, on redoute cela : c’est une fin de semaine, on est dans les bois pendant des jours. Mais quelque chose change quand on est là-bas. On commence à se concentrer sur la prochaine étape plutôt que sur l’ensemble du voyage. On décompose ce qui est intimidant en quelque chose de faisable. »
Atteindre le sommet a été un mélange d’épuisement et d’émerveillement. « C’était comme : « Ramenez-moi à la maison » et « Je n’arrive pas à croire que je viens de faire ça ». Vous êtes étonné de ce que votre corps et votre esprit sont capables d’accomplir. »
Cette expérience a laissé à Kathleen plus que des jambes endolories : elle lui a appris comment aborder les grands défis de la vie : un pas à la fois.
Le bénévolat : plus qu’une obligation
Bien qu’elle se soit essayée au bénévolat dès son enfance en rendant visite à des résidents de maisons de retraite avec son père, c’est le Prix qui a transformé son intérêt en passion. Les heures de bénévolat obligatoires lui ont donné une structure et un but, mais surtout, elles ont allumé une étincelle qui brûle encore aujourd’hui.
Qu’il s’agisse de travailler dans des refuges locaux, d’entraîner des jeunes au rugby ou d’encadrer des rameurs, Kathleen s’est retrouvée à donner en retour d’une manière qui correspondait à sa personnalité et à ses valeurs. « Au début, il s’agissait simplement de comptabiliser les heures et d’obtenir des signatures, explique-t-elle. Mais longtemps après, j’ai continué à me présenter. Cela faisait désormais partie de moi. »
Établir des liens pour la vie
Au cours de son prix Or, Kathleen a fait du bénévolat dans le cadre d’un programme de jumelage familial pour les nouveaux réfugiés. Ce qui n’était au départ qu’une occasion de rendre service est rapidement devenu quelque chose de personnel. « On vous associe à une famille pour l’aider à s’intégrer à la vie canadienne, que ce soit en gardant les enfants ou en leur apprenant l’anglais. »
Même avec la barrière de la langue, Kathleen a trouvé des moyens de créer des liens. « Les enfants couraient dans mes bras quand je leur rendais visite. La mère et moi ne parlions pas la même langue, mais nous communiquions par le rire, les gestes et l’empathie. C’est quelque chose auquel le Prix m’a préparée : me mettre à la place de quelqu’un d’autre et trouver un moyen de créer des liens, quelle que soit la barrière. »Ces liens ont perduré même après le déménagement de la famille dans une autre province. « Nous restons en contact sur Facebook, dit-elle. C’est une relation qui durera toute la vie. »
De la passion à la profession
Kathleen a ensuite obtenu un baccalauréat en psychologie, un certificat en criminologie et un diplôme en études policières. Elle poursuit actuellement une maîtrise en éducation internationale postsecondaire, un parcours qu’elle attribue directement au Prix.
« J’ai toujours été intéressée par l’éducation et le travail social, mais c’est grâce au bénévolat que j’ai réalisé que je voulais soutenir les gens de manière plus approfondie. La psychologie m’a aidée à comprendre comment fonctionnent les gens, et le Prix m’a montré comment les rencontrer là où ils se trouvent. »
Travaillant dans le domaine de l’immigration, Kathleen aide des personnes confrontées à des transitions importantes dans leur vie, ce pour quoi elle est particulièrement bien équipée. « Mon équipe se tourne souvent vers moi pour les cas complexes », explique-t-elle. « Je pense que cela vient du Prix : l’état d’esprit qui consiste à aider quelqu’un à trouver une solution, en utilisant toutes les ressources disponibles et en ne laissant jamais personne de côté. »
Conseils pour la prochaine génération
À ceux qui pourraient considérer le bénévolat comme « une simple obligation », Kathleen dit ceci :
« Le bénévolat n’est pas une case à cocher, c’est un mode de vie. Il forge votre caractère. Il vous apprend à donner sans attendre de retour. C’est ça, le Prix : devenir une version plus forte de soi-même et laisser chaque espace dans un meilleur état que celui dans lequel on l’a trouvé. »
L’histoire de Kathleen Shea est la preuve que le chemin vers un but est souvent pavé de sentiers boueux, d’entraînements matinaux et de moments de connexion tranquilles. Et à chaque étape, le Prix a été là, non seulement pour la guider, mais aussi pour façonner sa personnalité.